Médiathèque de Mirecourt

La médiathèque mène l’enquête : une expo-jeu interactive 

 

Chaque année, dans les semaines qui précèdent le mois de mai, la médiathèque de Mirecourt met à l’honneur le jeu et les pratiques ludiques. En effet, fin mai, partout dans le monde a lieu la fête mondiale du jeu pour célébrer le jeu sous toutes ses formes. 

 

Depuis bientôt 10 ans, la médiathèque de Mirecourt et son secteur ludothèque relèvent ce défi mondial. En 2017, le thème des enquêtes et énigmes a été choisi par la médiathèque de Mirecourt pour en faire le fil conducteur de la fête du jeu, et le sujet de l’exposition installée de mi-avril à fin mai 2017. Mais quelle exposition créer, et comment utiliser des ressorts ludiques pour garantir notamment l’intérêt des enfants et des adolescents, tout en favorisant une découverte intergénérationnelle de l’exposition mais aussi de l’établissement dans son ensemble ?

 

L’idée a germé de créer une sorte de plateau de jeu géant, en reconstituant les pièces d’une maison, avec, dans chaque pièce, différentes énigmes à résoudre, ou indices à relever. La médiathèque s’est donc métamorphosée, avec comme point d’orgue la journée du samedi 20 mai 2017 : la fête mondiale du jeu. Le thème des enquêtes policières a été également l’occasion pour petits et grands de découvrir romans policiers, films, livres pour enfants mais aussi les jeux : jeux de cartes, jeux coopératifs, jeux de plateau, jeux vidéo, jeux d’adresse pour cambrioleurs en herbe. Dans le cadre de ce projet transversal, la littérature policière a également été mise à l’honneur côté bibliothèque adultes.

 

Concernant l’expo-jeu elle-même, l’équipe de la médiathèque a imaginé tout un scénario afin de mettre les joueurs en situation, sur la piste d’un violon dérobé par un mystérieux voleur. L’aspect narratif a représenté un gros travail de création, parce qu’il devait plonger les joueurs dans une véritable histoire, crédible et ludique à la fois. Chaque visiteur pouvait mener l’enquête, en endossant le rôle d’un journaliste, et pas n’importe quel journaliste : un journaliste de Vosges Matin. Le procédé permettait à chaque joueur de jouer un rôle et d’être dans un cadre concret et ludique, et mais également de faire évoluer l’enquête sur 6 semaines, jusqu’à la fête du jeu. En effet, de nouveaux indices ont été ajoutés au fil des semaines pour maintenir le suspense et l’intérêt autour de l’exposition. Et chaque semaine, un « véritable faux article » expliquait l’avancée de l’enquête aux joueurs qui viendraient en cours de route, article relayé sur les pages facebook de Vosges matin (La Plaine) et de la Médiathèque. Le niveau des énigmes était varié selon les pièces : du simple rébus en passant par de l’observation, des énigmes imbriquées les unes dans les autres, des pièces à fouiller, des cadenas à ouvrir.  En off : le violon héros de cette histoire dans la patrie de la lutherie existe réellement, a eu un destin unique, et sans le savoir, les joueurs ont appris beaucoup de choses sur son histoire réelle, et le célèbre luthier qui l’a fabriqué.

 

Cette expo-jeu a également fait écho à une mode qui a le vent en poupe : celui des escape game (ou escape room), des jeux grandeur nature « dont on est le héros », dans lesquels il faut résoudre des énigmes en combinant les éléments collectés. On peut y jouer seul ou en groupe, on est plongé dans un décor et une aventure.

 

Concernant la réalisation pratique : tout a été fabriqué par le personnel lui-même, les objets récupérés chez les uns les autres afin de former une ambiance crédible dans chaque pièce, et différentes aides pour le jeu : des indications dans le décor, et un support sous la forme d’un livret de jeu à compléter, qui donnait lui-aussi des indices supplémentaires et permettait de collecter les éléments découverts jusqu’au 20 mai.

 

La partie enquête de l’installation était destinée aux enfants à partir de 10 ans (voire moins pour ceux qui étaient accompagnés d’un adulte), aux ados et adultes, et l’idéal étant évidemment de mener l’enquête en famille, les grands pouvant aider les plus jeunes qui voulaient participer. Une seconde salle a été imaginée, celle des cambrioleurs, qui permettait aux plus petits de s’amuser également : mémory du cambrioleur, jeux d’adresse et parcours pour passer sans se faire repérer, etc. 

 

Samedi 20 mai, point d’orgue de ces animations avec la fête du jeu, la solution de l’énigme a été dévoilée à tous les enquêteurs amateurs par le biais d’un coffre-fort à ouvrir à l’aide des indices collectés pendant 6 semaines, proposant également à chaque joueur d’aller découvrir « en chair et en os » le fameux violon exposé au musée de la Lutherie.

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